Lire une image
« L’image est un langage » ou « L’image comme langage »

Intervention d’Éric Albert
29 avril 2017
10h-12h
Espace associatif Charles Silvestre
40 rue Charles Silvestre
87000 Limoges

Durée : 2 heures

Tarifs : 12 euros, 10 euros pour les abonnés.

Inscription : ecoleducrayon@gmail.com

 

Pourquoi apprenons nous à lire un texte et pas à lire une image ?
Alors que nous sommes tous de plus en plus bombardés par l’image :
télévision, cinéma, Internet, jeux vidéo, publicité …
On apprend pourtant à voir avant d’apprendre à lire.
Une image n’est jamais « neutre », elle veut dire quelque chose.
Pour la première fois dans l’histoire de l’humanité, des images de toutes
les civilisations, sur tous les supports, de toutes les époques sont visibles
simultanément.
Il y a multiplication, juxtaposition plutôt, des images: la photographie n’a
pas aboli l’estampe, ni la télévision le cinéma. Ni l’Internet la télévision.
- L’analyse de l’image vaut-elle comme source de connaissance ?
- Elle a même un indispensable rôle civique, à l’ère de la diffusion de
masse… La publicité et la propagande n’ont en effet jamais été aussi
puissantes, influençant des opinions publiques planétaires.
Appréhender leurs mécanismes, comprendre au cours du temps comment
ont évolué leurs thèmes et leurs formes, deviennent des sources
d’information indispensables.
Laurent Gervereau
Pourquoi savoir lire une image ? Entre autres, pour ne pas se laisser
manipuler. Ça peut être agréable d’être visuellement manipulé, on le fait
même tous, mais VOLONTAIREMENT, en regardant un film, un livre, une
BD etc.
Une image n’est pas la réalité.
Il faut être conscient que celui qui détient l’image détient le pouvoir.
Le dessinateur Edmond Baudoin, au style très atypique :
« Quand je travaillais pour Kodansha (Kōdansha (« La compagnie
conteuse d'histoire ») est la plus grosse maison d'édition de l'archipel
japonais, oeuvrant notamment en matière de littérature et de manga), j’ai
demandé à l’éditeur : « Pourquoi vous me faites travailler dans vos
mangas ? » Réponse : « Parce que celui qui aura dans l’avenir le pouvoir
de l’image aura le pouvoir. Nous le voulons. Vous êtes un des meilleurs
auteurs de bandes dessinées qui soit, nous voulons comprendre pourquoi.
Nous voulons vous copier ».
Notre intervention propose donc de parler de l’image, des images.
Étant auteur de bande dessinée, je laisserai une place assez grande à ce
medium.
« Il y a des gens qui n’aiment pas la bande dessinée, simplement parce
que peut-être ils ne savent pas la lire.
J’avais utilisé dans mon petit livre « Lire la bande dessinée », la formule
d’« aniconètes » pour ceux qui seraient un peu les analphabètes de
l’image, et notamment de l’image séquentielle. »
Benoît Peeters
« Lire une image » sera bien entendu soutenue par une iconographie qui
se veut pertinente.
Pour démontrer notre propos… par l’image.


Éric ALBERT